Châteaudun 28

BIENVENUE 

chez 

DRONE PRO 360 GRAND EST

BASE AERIENNE CHATEAUDUN 279

 

ROUTE D’ORLEANS

28200 CHATEAUDUN

 

Région Centre

1h15 de PARIS

Salle de cours pouvant accueillir 10 personnes

Equipement rétroprojecteur

simulateur de vol

livres et documents à la portée des apprenants

Jour de Certification avec les jurys

Jean- Philippe MASSELIN pilote de ligne 

Alban LE GUEN 

Télépilote drone IMMOBILIER

salle de cours DRONE PRO 360 GRAND EST

Bâtiment CGMTAA salle 143

 FORMATIONS PORFESSIONNELLES SPÉCIALISÉES AUX MÉTIERS DU DRONE CIVIL

 

VOTRE CONTACT : Perle CABARTIER

Pilote instructeur aviation civile

formatrice drone spécialisée dans le travail aérien  

HISTORIQUE DE LA BASE

1934 : création d’un camp d’aviation de vingt hectares, dans la plaine de Nivouville, au sud-est de la ville de Châteaudun.

1936 : opérationnelle, la piste est réservée aux activités militaires.

1937 : installation de l’Entrepôt de l’Air 301, EAA 301 en provenance de Villacoublay (créé en 1934). Construction des deux principaux hangars de réception d’aéronefs, de type dénommé « Poulmic ». L’emprise est portée à deux cent quatre-vingt dix hectares1, pour partie sur les communes de Châteaudun et de Lutz-en-Dunois. Fernand Aimond, ingénieur des ponts et chaussée, contribue à l’application des voiles minces en béton armé à ces nouvelles réalisations2,3.

1939 : en janvier, le terrain est ouvert à la circulation civile4. La base est commandée par le colonel Joseph Chatelain, directeur de l’EAA 3015, qui déclare à Édouard Daladier avoir armé trois mille avions.

Alors que l’Armée de l’air est désorganisée, tout comme l’industrie aéronautique, le site de Châteaudun reçoit les avions sortant d’usines, pour en achever le montage, notamment en radios, en hélices et surtout en armement6, qui n’est pas placé en usine pour des raisons de sécurité. L’EAA 301 est le lieu de passage obligé des appareils de différents constructeurs, sortis d’usines situées à Nantes-Bouguenais et à Saint-Nazaire (MS 406 et LeO 45), à Bourges (Curtiss H-75, Potez 631 et Breguet 693), à Ambérieu-en-Bugey (LeO 45), à Châteauroux (Bloch 152), à Bordeaux (Bloch 151 puis 174), à Toulouse (MS 406 puis Dewoitine 520), à Pau, à Marignane (LeO 45), Méaulte (Potez) ou encore, en région parisienne (Breguet, Amiot)7. La charge est trop lourde et les livraisons peinent tout autant que la fabrication des appareils nécessaires.

 

1940 : les quelque 650 avions présents en font un objectif de choix8. Les 12 et 19 mai, bombardements par la Luftwaffe. Action héroïque des pilotes de la base, dont le lieutenant Marcel Beau9, abattu au-dessus d’Ouzouer-le-Marché le 12 mai 194010. Lors de l’attaque, le lieutenant Beau décolle en patrouille de quatre avions au total. Touché, son Bloch MB.152 n°265 s’écrase11.

Le 14 juin, repli de l’effectif à Cognac et le 31 août, dissolution de l’EAA 301.

 

1940 : après l’armistice du 22 juin 1940, occupation du terrain par l’armée de l’air allemande, la luftwaffe. Cette dernière exploite principalement des appareils de bombardement (quatre unités de bombardement de jour, une de bombardement de nuit, trois unités de chasse et d’escorte).

1943 : bombardements américains, le 15 septembre12.

1944 : durant l’ensemble de l’année, les alliés bombardent le terrain vingt-et-une fois13. Ce dernier est pratiquement détruit. Bombardements violents le 6 février, puis le 28 mars12 ; l’un des deux hangars « Poulmic » est complètement détruit.

5 mars 1944 : un bombardier allemand Heinkel 177 est abattu au décollage14. Le 5 juillet 1944, un bombardier allié Lancaster est abattu par la chasse allemande de Châteaudun15. Les bombardements américains s’intensifient. Suspecté par les renseignements de baser des chasseurs à réaction Me-262 à partir du 20 juillet 194416, le terrain constitue un objectif de choix pour l’aviation américaine. Ces Me 262 de l’un des groupes la Kampfgeschwader 51 sont particulièrement visés. L’armée américaine s’installe en août 1944, après la Libération de la ville de Châteaudun, le 17 août 1944. Le terrain est désigné par son code : « A-39 ». Le 20 août, l’armée américaine stationne essentiellement des avions de transport C47 ou Dakotas, mais également des appareils de reconnaissance et de chasse de nuit.

 

De 1945 à la dissolution de la base aérienne en 2014

7 septembre 1945 : le départ des Américains s’amorce en août. Reprise du contrôle du site par l’armée française et reconstruction. Une annexe de l’EAA 601, Entrepôt de l’Armée de l’Air implanté à Bonneuil-en-France (ainsi qu’à Châteauroux), est installée à Châteaudun. La base devient le seul entrepôt de stockage d’avions de l’Armée de l’air.

1946 : restauration de l’un des hangars « Poulmic », dont l’exploitation perdurera.

1951 : le 1er août, transfert total de l’EAA 601 de Châteauroux à Châteaudun, la base aérienne de Châteauroux-Déols étant cédée à l’United States Air Force.

1954 : en janvier, regroupement de toutes les unités sous le nom de base aérienne 279.

De 1958 à 1959, la base est commandée par le colonel Gérard Sermet (1913-1978).

De 1959 à 1961, le colonel Jean Fournier (1917-1961) commande la base17, jusqu’à sa mort en accident aérien.

1967 : à la suite de l’embargo décidé le 3 juin par le général de Gaulle à l’ensemble des belligérants potentiels, durant la période de tension précédant la Guerre des Six Jours, cinquante Mirage 5J commandés et payés par l’État hébreu sont entreposés sur la base de Châteaudun. Le règlement de ce contentieux aura lieu en 1971, les appareils seront alors achetés par l’Armée de l’Air française.

1990 : le 13 juin, la base est baptisée Lieutenant-Beau, en souvenir du lieutenant Marcel Beau, héros de l’attaque du 12 mai 1940, breveté pilote à la base aérienne 134 Versailles, en 1935.

2 juillet 2014 : la base aérienne est dissoute18, dans le cadre du mouvement général de réduction des moyens aériens français19.

Le drapeau de tradition de la base aérienne, celui hérité de la 52e Escadre de Reconnaissance, est remis au Service historique de la Défense (SHD).

 

De 2014 à la dissolution de l’EAR 279 en 2021

L’élément air rattaché 279 (EAR 279) conserve notamment la mission de stockage d’aéronefs, ainsi qu’une activité aérienne (piste ouverte deux jours par semaine)20. Un projet de centre de déconstruction d’aéronefs est évoqué.

 

Le 26 janvier 2015, lors de l’accident aérien de la base de Los Llanos, l’une des neuf victimes françaises provient de l’EAR 27921.

 

La base sert en 2015/2016 de site d’essais de la maquette du concept Adeline22.

 

Le 25 août 2016, Fabien Verdier, conseiller municipal de Châteaudun et conseiller régional, propose de réaliser un petit aéroport à partir de la piste longue de plus de 2 km, projet soutenu par le président du Conseil Supérieur de l’Aviation Civile23. Le projet privilégie l’accueil d’aéronefs légers, drones inclus, l’aviation d’affaires ou privée et l’activité aéro-industrielle (développement de la filière aéronautique dans le territoire), afin de redonner un nouveau souffle au sud de l’Eure-et-Loir24. Ce projet intéresse également Marc-Antoine Jamet, président du Pôle de compétitivité Cosmetic Valley25. Un vol civil expérimental se déroule le 22 mars 2017, par l’entreprise dunoise Lachant Spring 2826. Le 18 août 2017, la société Aero Sucess signe une convention avec le ministère de la Défense lui permettant de faire décoller ou atterrir des avions depuis les infrastructures de Châteaudun27. Cette société propose des vols privés au départ de Châteaudun et de Blois.

 

En novembre 2017, l’entreprise Air DG [archive], basée dans le Val d’Oise et qui propose aux entreprises d’acheter des avions en copropriété, signe une convention avec le ministère de la Défense qui l’autorise à utiliser la piste pour faire décoller ou atterrir des avions civils. Ce projet vise notamment à aider les entreprises des pôles de compétitivité Polepharma [archive] et Cosmetic Valley à attirer des talents en Eure-et-Loir28. Ce projet d’aéroport est également soutenu par le président de la région Centre-Val de Loire29. Plus de 92 % des habitants de Châteaudun soutiendraient le projet de plateforme aéronautique civile30.

 

Début juillet 2018, Fabien Verdier annonce le lancement, avec la région, d’une étude sur l’avenir de l’ex-base aérienne31. Il propose notamment la création d’un campus de formation aéronautique et la création d’une filière aéronautique industrielle, en complément du petit aéroport civil, à créer32.

 

Le 20 juillet 2018, l’Armée de l’air annonce la dissolution de l’EAR 279 en 202133,34. À cette date, le site de Châteaudun conserve entre 151 et 267 appareils, tous retirés du service35.

 

En décembre 2018, le maire de Chartres, Jean-Pierre-Gorges, a proposé de faire de la base aérienne le troisième aéroport parisien36.

 

Elu maire en juillet 2020, Fabien Verdier a relancé plusieurs initiatives concernant la base aérienne. En attendant la mise en place d’une centrale photovoltaïque d’EDF Renouvelables en 2025, le maire de Châteaudun et président de la Communauté de communes du Grand Châteaudun propose aux entreprises de s’installer sur l’espace libéré. L’entreprise Drone Pro 360 Grand-Est s’est ainsi installée dans les anciens locaux du Centre de gestion des matériels techniques de l’armée de l’Air37.

 

Le 4 décembre 2020, la ministre des Armées Florence Parly a annoncé que la base aérienne restera une « zone de restructuration de la défense » pour faciliter l’implantation de nouvelles activités. La cession des terrains à un euro symbolique à la Communauté de communes du Grand Châteaudun sera possible, et la collection du Conservatoire d’aéronefs non opérationnels sera maintenue. Le Maire de Châteaudun Fabien Verdier prévoit de construire un musée de l’air pour la valoriser38.

 

La cérémonie de dissolution de l’élément air rattaché 279 a lieu le 21 juillet 2021. Il ne reste qu’une vingtaine de militaires jusqu’à la fermeture définitive du site militaire fixée à fin 202139.

 

Le 9 juillet 2021, Fabien Verdier a publié une tribune dans l’hebdomadaire Marianne pour demander un soutien de l’Etat dans la reconversion de la base aérienne en petit aéroport de civil vert40. L’ex-candidat à l’élection présidentielle Arnaud Montebourg a visité la base aérienne le jeudi 28 octobre et a également défendu le projet comme exemple de développement territorial41.

 

Unités passées par la base aérienne 279

La base aérienne exploitait des unités chargées du stockage des avions et de leur convoyage vers les escadrons de l’Armée de l’air, un centre informatique chargé du soutien des applications logistiques, un centre de gestion du matériel technique, une équipe d’étude technique des méthodes de stockage, une équipe d’étude technique des réparations des dommages de combat et une section locale d’achat et de mandatement.

 

Du 1er juillet 1964 au 7 juillet 2017, les pilotes de l’Escadron de convoyage 70 « Châteaudun » ont eu pour mission d’assurer les mouvements des avions militaires entre différentes entités : unités de l’armée de l’air, escadrons ou entrepôts, ateliers industriels de l’aéronautique (AIA) ou bien encore sites des constructeurs.

 

Du fait de son activité, la base aérienne de Châteaudun accueillait pratiquement tous les types d’aéronefs utilisés par l’Armée de l’air. Le TBM 700 était utilisé particulièrement pour des missions de transport, après le MS.760 Paris42.

 

Il s’y trouvait un Centre de préparation militaire Air (« PM Air »), du temps de la conscription, en vue de doter les futurs appelés des fondamentaux de la formation militaire.

 

Une stèle célèbre les aviateurs de la base aérienne de Châteaudun, dont ceux morts en service43 : le lieutenant Marcel Beau, le soldat Bernard Michel, le major Henri Perrot et le sous-lieutenant Barbara Rolfo.

 

 

Synthèse des Unités :

 

Entrepôt de l’Armée de l’air EAA 301

Bataillon de l’air 120

Entrepôt de l’Armée de l’air EAA 601

Escadron de convoyage 00.070 (1er juillet 1964-7 juillet 2017)

Groupement d’entretien, de réparation et de stockage des aéronefs, GERSA

Escadron d’entretien et de réparation des dommages de combat, EERDC

Centre de gestion des matériels techniques de l’armée de l’air, CGMTAA 00-614

Escadron de protection EP 42/279 puis 1G.279

Escadron de défense sol-air 11/950 « Dunois »

Centre de programmation du service du matériel de l’Armée de l’air CPSMAA puis Centre informatique du service du matériel de l’Armée de l’air CISMAA 00-613

Autres activités aéronautiques

Un aéro-club civil exerce ses activités sur le terrain.

 

Depuis 2004, la base héberge une collection d’aéronef anciens, principalement les aéronefs passés par l’armée de l’air. Baptisé Conservatoire d’aéronefs non opérationnels préservés et exposés (CANOPEE)44, il conserve une vingtaine d’appareils et des équipements.( texte Wikipédia)